Ne pas sacrificier sur l’autel du progrès peut être un meilleur choix

Méditation du samedi, 21 novembre 2015 (7)

En fait, quelle que soit la cible d’opportunité invoquée pour défendre le petit territoire que cette faible énergie de remous du ‘soi’ a résolu de défendre, cette cible peut être vue comme essentielle à la survie, peut être projetée comme étant nécessaire au futur bien-être de l’organisme. Et cela peut créer des circonstances dans lesquelles une des deux choses suivantes paraît possible:

Premièrement, on peut rejeter cette partie du ‘soi’ qui réclame à cor et à cri d’être reconnue, et la sacrifier sur l’autel du progrès, pour ainsi dire.

Deuxièmement, on peut accepter la partie du ‘soi’ qui demande haut et fort à être acceptée et lui accorder la voix qu’elle considère nécessaire jusqu’à ce qu’elle parvienne à comprendre qu’elle n’est pas menacée par les changements proposés, et a en fait avancé jusqu’à un point où ils sont devenus inévitables.

Mes amis, il nous semble que la deuxième option est la plus utile à ceux qui voudraient ouvrir leur cœur, mais nous admettons que cette deuxième option est, à bien des égards, plus difficile parce qu’elle exige que ces parties du ‘soi’, ces parties de votre propre personnalité qui ont appris à vivre dans l’ombre, qui ont appris à accepter l’ombre, qui ont appris à aimer l’ombre, qui ont appris à parler depuis l’ombre et à appeler ces parties du ‘soi’ des « parties de vous-même » —elle exige de reconnaître ces parties du ‘soi’ comme des parties de vous-même, de considérer maintenant comme acceptables les parties du ‘soi’ qui vous paraissaient inacceptables.

Maintenant cela ne veut pas dire que vous êtes à présent enclins à fêter les diablotins espiègles qui habitent à l’intérieur de votre personnalité; cela ne veut pas dire que vous voulez faire bon accueil (en tant que principe de votre développement futur) à aucune de ces obscurités qui résident encore en vous, mais cela veut dire que ces voix angoissées qui s’élèvent sont des voix qui ont aussi besoin d’amour. Ce sont des voix qui demandent à ne pas être jugées durement mais qui demandent à recevoir un espace, à être écoutées, à pouvoir exprimer leurs angoisses afin que, lorsque l’écho de ces cris d’angoisse s’éteindra enfin, ces voix puissent commencer à chercher une source plus profonde et y découvrir que différents modes d’expression se mettent à leur disposition de sorte que dans ce chœur de voix composé de chacun des ‘soi’, de nouvelles harmonies puissent lentement (et nous insistons sur ce point), lentement s’élever.


Le message sur L/L Research

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